12 novembre 2008
La tristement célèbre librairie Tome Dom... EPISODE 3
Celui qui devait vider ses poches....
Resumé des épisodes precedents:
Dans le centre de Paris, une librairie, avec à sa tête, une femme déspotique résiste encore et toujours aux controles de l'inspection du travail. Les employés rèstent au pire quelques heures, au mieux quelques jours. Brimades, suspition, paranoia....Chaque semane apporte son lot d'épisodes incroyables a peine imaginables.
Tout ceci est bien reel...Le témoignage d'aujourd'hui provient du blog "Temps de lire" . Un nouveau témoignage édifiant. Sommes nous bien au XXI siecle?
"...Il se trouve que je suis un ancien employé de cette.. j'allais écrire librairie... On dira "oui, il a travaillé là, il est parti, il est aigri".
Alors, je vais dire comment ça c'est passé: réponse à une annonce de l'ANPE, ce qui est étrange pour une librairie de quartier mais pourquoi pas ? Je vais à l'entretien, je suis pris sans avoir dis le moindre mot, à part "je viens pour l'annonce, j'ai téléphoné tout à l'heure et..." "Taisez-vous ! oui, etc... (monologue)". Surpris mais pas plus que ça, je pars heureux d'avoir trouvé un emploi (un CDI !)
Commencent 4 semaines de labeur. A savoir qu'un employé embauché en même temps que moi est parti au bout de 4 heures. Libraire ? L'employé n'a pas le droit de parler, il doit rester en face du tiroir-caisse, à surveiller les voleurs (dans le 7è arrondissement de Paris ?! ok...) ou à référencer les livres tous les jours (ça, ok, ça fait partie du boulot)...
Deuxième jour (après n'avoir parlé à aucun client ni aucun collègue!), la patronne (surnommée le DRAGON - et c'est gentil- viens me voir dans l'arrière boutique. Ca sent la cigarette car la librairie communique avec un appartement privé. Folle de rage, elle me demande de "vider mes poches". Moi interloqué, mimique de surprise.
Elle: "Videz vos poches!" (en criant)
Moi: (encore incrédule, 2è jour je le répète): Pardon ?
Elle: Videz vos poches je vous dis ! (en criant toujours)
Moi: Mais non... pourquoi ?
Elle: Videz vos poches ! (3 fois) Vous fumez ?
Moi: mais non je ne fume pas.*
Elle: Videz vos poches (4 fois, j'ai compté)!
Moi, de rage, je jette par terre les clés que j'ai dans les poches puis mon portable (éteint) sur la table.
Elle: Mais vous avez un téléphone ? JE VOUS AI DIT QUE VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT D'AVOIR UN TELEPHONE SUR VOUS !
Moi (complètement sous le choc, tremblant, mais gardant mon sang froid, c'est un CDI): Mais il est éteint, c'est pour savoir l'heure.
Elle: Ah non ! Pas de téléphone ici !
Moi: je n'ai pas de montre, c'est pour l'heure.
Elle: je vous achèterai une montre.
J'attends toujours la montre. Bref, je suis resté 4 semaines en me faisant traité comme un sombre merde. Conseillant une cliente sur un livre de LF Céline, je me suis vu répondre que je n'y connaissais rien et que je n'étais pas à même de renseigner la cliente alors que je lui donnais des renseignements importants sur la façon de trouver les pamphlets de Céline (pour lesquels je n'ai aucune sympathie mais ça me semble le travail du libraire)... Plus tard, je me fais traité d'"imbécile" devant les clients par le DRAGON pour aucune raison, plus tard voulant conseiller un client (quelle outre-cuidance, il a bac+5, moi je lis le Livre des Mondes), je me vois directement envoyer déballer les cartons (pure jalousie et haine)...
J'abrège mais en 4 semaines, j'en ai vu des scandales et, surtout, des humiliations. J'ai même vu des clients se faire insultés !
Le problème quand on sort de cette librairie (qui n'en est pas une), c'est l'envie de brûler ou de casser ce magasin. Je me suis posé la question, je n'ai pas franchi le pas (la faute retomberait sur les nouveaux employés d'une semaine)..
23 octobre 2008
Notre librairie preferée à tous: La librairie Tome Dom
Reponse à la réponse à l'attention du libraire débutant posté par Adnihilo@canalblog.com
J'ai souvent dans mes précédents articles défendu la petite librairie traditionnelle de quartier contre les géants de le vente. J'ai travaillé à la librairie Bayard, au siège du groupe Bayard, et dans la formidable librairie "Tropiques ", rue Raymond Losserand - siège du fan club de Tatiana de Rosnay- auteur, simple et touchante du best seller : "Elle s'appelait Sarah". Je travaille maintenant depuis plus d'un an pour une grande enseigne. Par le biais de ces quelques expériences, j'ai connu les deux cotés de la médaille.
Pourtant, entre ces différentes expériences enrichissantes, il m'est arrivé une fois d'entrer dans la quatrième dimension. Une librairie tellement à part qu'elle n'entre sur aucune des faces de la médaille que je cite. Une expérience qui n'a duré que quelques jours mais qui a profondément redéfinie mes critères de travail. Qui m'a fait prendre conscience des conditions dans lesquelles je ne voulais jamais plus travailler et m'a fait rompre ma période d'essai de façon brutale. J'ai nommé: La librairie Tome Dom.
En bon chômeur, c'est par le biais de L'ANPE, que je découvris Tome Dom. J'avais d'ailleurs du mal à y croire. Les postes de libraires se présentent d'ordinaire par le bouche à oreille ou L 'INFL. C'est sans méfiance que je me rendis à cette librairie et y laissai un Cv à F. Le responsable me parut quelqu'un de gentil et déclara que mon parcours l'intéressait. La patronne me rappellerait. C'est ce qu'elle fit le lendemain. Il fut décidé que je commencerais à l'essai. C'était l'endroit le plus prêt de chez moi ( 3 min chrono) que je n'ai jamais trouvé; j'étais sur un nuage. Je ne me doutais pas que c'était un nuage noir orageux qui allait éclater à la première occasion.
Avant d'en venir à mes quelques jours là-bas, je tiens tout de suite à mettre les choses au point. En temps que libraire à Paris, il ne passe pas une semaine sans que je n'entende parler de cette librairie. Par des clients, mais surtout parmi les employés relayés par les internautes. Une enquête réalisée auprès des vendeurs de la capitale montrerait sûrement que tout le milieu à passé un jour ou l'autre par cet "ailleursland" et n'y ait pas survécu. Étrange n'est-ce pas. Du point de vue d'une grande chaîne, cela s'expliquerait facilement par un Turn Over important et des conditions de travail et des horaires difficiles. Mais quid d'une petit librairie de quartier. J'ai eu la chance de discuter avec quelques-un de ces ex-employés, certains sont même des collègues. Ils m'ont tous parus sains d'esprit et sincères. Sympathiques et positifs. Sauf bien sur lorsque l'on abordait la question de la librairie "Tome Dom".Un bon moyen de briser la glace avec les nouveaux. Un point d'accord facilement trouvable, et également un sujet de conversation intarissable. Difficile de penser qu'autant de personnes soient dans l'erreur. Plus raisonnable de penser que c'est cette librair(i)e ; qui a un problème. Je n'ai pas besoin de remonter loin pour trouver des exemples. Cette semaine encore en discutant avec un de ces collègues, j'ai appris effaré, son passage pittoresque, rien que pour déposer un CV à Tome Dom. Une situation comique absurde et décalée digne d'un sketch.
Imparable également, le net, où j'ai pu lire une longue tirade de mise en garde par quelqu'un qui y resta en tout et pour tout 3 heures. Il est fort probable que L'ANPE est d'ores et déjà en ébullition pour donner de la nouvelle chair à canon à cette entreprise mangeuse d'homme qui en recrache les trois quarts sur le pavé dégoûtés et groggy. Dans sa diatribe que je vous invite à lire et dont je donne le lien en bas(adnihilo) avec ceux d'autres blogs et sites qui relaient l'"affaire", notre internaute fait part de son point de vue, que nous partagerons:
"Au final, je pense avoir battu le record du contrat de travail le plus court, avec seulement trois heures. Quoique. Je me dois de rectifier quelque chose: rien n'a été signé. Pas de contrat. Pas de paye. Même pour si peu. Je ne chipote pas sur trois euros TTC, mais l'idée de faire du bénévolat pour quelqu'un dont je ne soupçonnais pas l'existence une semaine plus tôt ne me séduit pas outre mesure."
Pour ma part, revenir sur une expérience de ce genre n'est jamais facile. Surtout lorsque l'on en garde un si mauvais souvenir. Cela a quelque chose de traumatisant. Écrire revient un peu à s'exorciser de ses vieux démons. Si c'était possible je mettrais ces quelques lignes dans un carton pour oublier à jamais cette expérience aussi facilement que je l'omet sur mon CV, je le ferais.
à Tome Dom, il faut te présenter impeccablement. Chemise et pantalon. La libraire a téléphoné à tes anciens patrons. Elle te prends entre quatre z'oeils et t'annonce tout de suite la couleur. Ton nouveau travail n'a rien de commun avec ce que tu as déjà fait.
- Ah! Mais j'ai suivi des études de libraire. Je sais faire des retours, je conseilles les clients, Je reçois les représentants, Je sais....
- Taisez vous!
Et c'est ainsi que tu entres dans Tome Dom. Le moule d'une libraire qu'elle a crée sur mesure est déjà prêt à s'abattre sur toi, oh, esprit faible. On ne te demande pas de penser, mais d'obéir. Pas d'utiliser tes connaissances, mais d'en acquérir de nouvelles que tu ne pourras utiliser qu'ici.
Peu à peu, tu prends conscience que quelque chose ne tourne pas rond. Au bout de la première journée, tu mets cela sur le coup du stress.
Le lendemain, tu reviens un peu moins emballé. C'est maintenant que tu vas perdre tes illusions. Alors que tu ranges les livres en haut de l'escalier, une gentille vendeuse t'annonce qu'elle n'a pas le droit de te parler. Tu lis sur ses lèvres le mot "caméra". Tu ecarquilles d'abord les yeux, refusant d'y croire , puis petit à petit, tu comprends et tu relies ensemble les pièces du puzzle. Non cette atmosphère pesante n'est pas due qu'à l'exiguïté de cette librairie. Enfin, tu saisit plainement la remarque de la patronne sur la manière de faire ton paquet cadeau lorsque tu l'amènes au client et qu'elle n'a pas pu te voir le faire parce qu'elle n'a pas bougé de sa caisse et que tu t'es déplacé dans la pièce d'à coté.
D'instinct, tu deviens suspicieux. Tu es sur la défensive. Du haut de l'escalier tu peut remarquer en effet les petits moniteurs devant la caisse et qui réfléchissent les pièces des trois différents magasins. Alors que Tu réalises cela, tu n'y comprends plus rien non plus. Si la librairie est surveillée par des caméras, quel est ton rôle à toi? Depuis la veille, dès ton arrivée, tu as été assigné au coin droit derrière la porte, pour soi disant, surveiller les clients et limiter la fauche, et attention à ce que ton regard ne soit pas attiré une seconde de trop au delà de la vitre sous prétexte de subir les remarques désobligeantes de la patronne piquée derrière son comptoir. S'il y a bien des caméras à quoi est-ce que tu sert? Déjà que tu as signé pour un travail de libraire, pas de vigile, tu te remets en question. Et bien sur, tu n'as pas deux secondes pour parler avec la propriétaire. Tu voudrais qu'elle te donne des objectifs, comprendre le fonctionnement de la librairie. Tu ne peut pas, tu n'existes pas à ses yeux. tu n'es qu'un pion. Conseiller les clients, tu as fait une croix dessus déjà lorsque la patronne t'a dit de lui envoyer les clients. Tu dois t'obliger à l'entendre parler des livres, cachée derrière ses lunettes. Tu n'avais vu que des avantages à travailler dans ton quartier, tu te rends compte que ce n'est pas gagné lorsque des amis de la famille rentrent dans la librairie au moment où tu te fait réprimander pour une obscure raison. Le paroxysme, c'est le moment ou elle se reconstruit un visage doux. Oui, elle sait faire ça très bien. Dans ces moments là on la prendrait presque pour une vieille dame bien respectable.
Le pire c'est qu'au bout de trois jours, je me sentais dévoué. Comme les personnes victimes de séquestration, j'essayais tout pour lui plaire. Un maximum qui n'était visiblement jamais suffisant. J'ai presque honte de le dire, j'ai essayé d'obtenir sa sympathie. Vouloir accéder à sa bulle Le moindre geste qui n'était pas foncièrement négatif. Je le prenais en positif, prêt à subir n'importe quoi. J'y étais, pourquoi ne pas s'accrocher? Et bien non! Cette atmosphère nauséabonde finit pas avoir raison de mes nerfs. J'avais connu tellement mieux avant.…C'est bien cela le noeud du problème. L'accoutumance…Peu à peu on se laisse tomber. C'est une suite logique du chômage. Comme l'alcool, comme tout. Une fois dedans, tu te laisses tomber et tu acceptes ce que tu deviens. Les personnes qui travaillent là bas depuis longtemps ou qui n'ont jamais connu d'autres employeurs, s'en viennent à penser qu'ils sont très bien là où ils sont. Ils peuvent croire que c'est ainsi, qu'ils sont une élite alors qu'ils sont en fait isolés. Tome Dom, c'est la Corée du Nord. Il faudra bien un jour que quelqu'un fasse quelque chose.
C'est à se demander comment cette librairie fonctionne. J'ai pu reconstruire son fonctionnement par le biais des faits existants et des commentaires lâchés par d'anciens employés. Ils ne sont pas brillants. Tout d'abord, il faut savoir que LIINFL, l'institut de formation des libraires, n'envoie plus d'apprentis dans cette librairie, ce qui oblige la patronne à recruter par le biais de l'ANPE, fait rarissime pour une librairie. Après les apprentis, ce sont les représentants des différentes maisons d'édition qui boycottent l'enseigne et refusent maintenant de se déplacer. Résultat des courses, Tome Dom n'est au courant de rien et se contente de prendre à l'unité tous les livres à l'office, argument qu'elle sait tourner à son avantage. Pourtant, elle n'a entendu parler d'aucun livre lorsqu'ils arrivent en magasin. Ce qui les oblige à faire un choix et recommander au dernier moment quand l'actualité se fait pressante. Îlot isolé du monde de la librairie et des livres, Tome Dom tient le change mais la première métaphore qui me viendrait à l'esprit, c'est celle d'une pharmacie qui aurait tous les médicaments mais aucune notice...
Il faut malheureusement se rendre à l'évidence, cette situation n'est pas prête à s'arrêter. Partout ailleurs en France, une telle librairie serait pointée du doigt et les clients ne reviendraient plus. Malheureusement, Tome dom est située rue Saint Dominique dans le 7e. L'un des arrondissements les plus riches de la capitale. Il semblerait que les clients branchés du quartier ne voient pas ces fantômes de libraires qui passent pour ne plus jamais réapparaître. La jeune fille ou le jeune homme posté contre son gré derrière la porte. Pire peut être ferment-ils les yeux. Ayant connu plusieurs librairies, je peux certifier que lorsqu'une bonne ambiance est en place, les clients demandent des nouvelles des employés. Le garçon qui m'a conseillé tel ou tel livre est-il là? Non? Mais que c'est dommage ...Ici, rien de cela apparemment. L'autre clientèle qui sauvera la librairie de la faillite c'est le vivier d'écoliers, de collégiens et de lycéens de la grande école privée et catholique: La Rochefoucault. Les commandes scolaires qui affluent et les livres jeunesse vendus en face à Tome Dom Plume suffisent largement à la pérennité de l'ensemble. Mais les choses changent peu à peu. Les esprits s'ouvrent. Une clientèle s'est d'ailleurs constituée qui ne vient qu'en jeunesse ou quand la patronne n'est pas dans la place. Un moyen de fermer les yeux, mais guère responsable.
Évidement, je ne vais pas faire ici le compte rendu de tout ce que j'ai pu lire entendre et voir de cette librairie. Il y aurait de quoi remplir des pages et des pages. Des pages d'exemples de brimades, chacun à la sienne, plus futile l'une que l'autre; de témoignages de représentants ayant assistés à des scènes surréalistes. Bien sur, ce comportement a été signalé. Il y a eu des affiches placardées par des clients choqués, j'en passe.
Pour plus de détails, vous pouvez visiter les sites suivants, où s'alignent les commentaires des déçus de Tome Dom, réunis en une vraie communauté d'internautes. Vous pouvez également laisser vos commentaires ici ou signaler l'existence d'un nouvel article. Tous Némonautes...
poivre.net ( ce lien ne marche plus)
voir aussi l'article du 25 septembre 2008
09 octobre 2008
Un elan pour (Os)Car-Hibou!!!!!!
Une fois n'est pas coutume, Tournemonde se fait la tribune des librairies indépendantes. Aujourdhui, je transmet ce compte-rendu de reunion sur la situation de la librairie Oscar Hibou...
N'hésitez-pas à remplir la petition de soutient sur le site dédié à cet effet: pouroscarhibou@gmail.com ; à vous rendre sur le blog confrère de la librairie: oscar-hibou-librairie.blogspot.com ou à la lbrairie même pour quelques achats de soutient!!!!
COMPTE-RENDU DE LA REUNION DU MARDI 30 SEPTEMBRE AU PETIT CHAPERON ROUGE
POINT SUR LES ACTIONS
Plus d'une quarantaine de personnes étaient présentes ce mardi soir à 19h30 : professionnels du livre bien sûr, auteurs, éditeurs, bibliothécaires, libraires, mais aussi passionnés.
Toute l'équipe d'Oscar Hibou est également venue. Son patron, David Fournol, a donc pris la parole pour expliquer la situation dans laquelle se trouve la librairie actuellement et les risques imminents. Il a rappelé qu'une réunion était prévue le 9 octobre avec l'ARPEL, la DRAC, un représentant du Conseil Régional, du Conseil Général et des partenaires bancaires. Ce afin d'exposer son dossier et les problèmes qu'il rencontre.
David a expliqué que son problème majeur résidait dans le fait que ses deux partenaires bancaires l'avaient « laché », lui annulant toute autorisation de découvert du jour au lendemain. Cela parce que la culture ne serait pas rentable (seule justification qu’ont bien voulu donner les banquiers à David). La priorité pour David est donc d'obtenir à nouveau une autorisation de découvert de 40000,00 euros. Il lui faut également pouvoir s'acquitter de ses dettes chez ses plus gros fournisseurs (lesquels ont actuellement bloqué les comptes de la librairie). Soient, d'après les chiffres avancés, 50000,00 euros sur les trois derniers mois + 10000 euros de retards de paiement. David a donc appuyé sur le fait que la situation catastrophique de la librairie tient dans un manque de trésorerie (fonds de roulement) et dans les dettes qui se sont accumulées, de par les politiques des éditeurs et des diffuseurs. Il a précisé que les éditeurs refusent de négocier et que la banque ne veut pas se servir sur les murs de librairie qu'il était prêt à hypothéquer.
Mais il a également expliqué que, depuis qu'il a repris la librairie, le chiffre d'affaire n'a cessé de croître et que donc, paradoxalement, malgré les difficultés actuelles, la librairie ne se porte pas si mal. Elle a des clients. Ainsi, le bilan comptable de l'année dernière, nous a-t-il dit, donnait un chiffre d'affaire de 670000,00 euros et un bénéfice net d'environ 17000,00 euros.
David a de plus spécifié que 70% du chiffre de la librairie est fait avec les collectivités (bibliothèques, écoles, etc.). Or, si certaines collectivités payent dans les délais légaux, d'autres sont plus lentes et mettent jusqu'à trois mois pour régler leurs factures. Même si cela peut représenter parfois un problème (écarts de trésorerie), c'est malgré tout cette spécificité qui fait que la librairie ne connaît jamais de temps morts du point de vue vente (il y a des commandes tout au long de l'année). Et David est particulièrement attaché à son travail avec les collectivités.
Ce qu'il demande donc aujourd'hui, c'est que l'ARPEL et la DRAC l'aident dans sa recherche d'un partenaire bancaire ou dans ses négociations avec les deux banques avec lesquelles il est déjà associé. A noter que l'été 2007, la librairie avait connu des déboires similaires et David a précisé que l'ARPEL et la DRAC lui avaient alors accordé une subvention. Toutefois, celle-ci étant arrivée trop tard, elle n'a servi qu'à régler les dettes et n'a pas permis de solutionner le problème de stock et de fonds de roulement.
L'objectif du comité à ce jour est, en priorité, de collecter un maximum de signatures, de témoignages de soutien, afin de pouvoir les transmettre à l'ARPEL et de tenter ainsi d'étayer son dossier, de lui donner davantage de poids dans la défense de la librairie Oscar Hibou et peut-être de réussir ainsi à influer sur les partenaires bancaires. Il nous faut donc avoir recueilli vos mails le plus rapidement possible. Mais il est vrai que nous avons déjà énormément de messages de soutien. L'élan est d'envergure et nous vous en remercions. Nous ne pouvons que vous demander de continuer à vous mobiliser et de diffuser le plus largement possible l'information à votre entourage professionnel et personnel. L'essentiel se trouve sur le site pouroscarhibou.fr (en cours d'élaboration).
Une pétition papier a également été faite mardi soir afin de permettre aux gens présents ce soir-là de signer, pour gagner du temps. Les éditions du Cycliste continuent de la faire circuler en demandant de la renvoyer à la librairie Oscar Hibou. Cependant, s'il était possible à tous les signataires de renvoyer leur soutien par mail (en indiquant leur nom, profession et la ville) à l'adresse pouroscarhibou@gmail.com, cela nous permettrait d'être plus efficaces.
En effet, le mouvement est né à l'initiative de gens sensibilisés par la crise que connaît cette librairie, déjà choqués par la fermeture de Bédélire quelques mois au par avant. Il n'est donc nullement le fait de David Fournol et de son équipe, même s'ils ont tenus à être présents à la réunion et même si David s'est fait un devoir d'exposer lui-même la situation. Il a été en effet très touché par l'ampleur de la mobilisation (l'émotion se sentait dans sa voix).
De plus, notre but est également de faire savoir les difficultés que traversent les librairies indépendantes en général et de sensibiliser l'opinion au préjudice que cela pourrait engendrer si elles devaient disparaître...
Certaines idées ont également été exposées, s'agissant de soutien d'ordre financier : tel l'ouverture du capital de la librairie, vente d'œuvres originales par des auteurs, etc (vous recevrez peut-être des mails en ce sens). Toutefois, avant de réfléchir plus avant aux solutions qui pourraient être mises en œuvre et s'engager en ce sens, nous serions d'avis d'attendre le résultat de la réunion du 9 octobre.
Un article est paru dans le Sud-Ouest du 2 octobre (une journaliste et un photographe ont assisté à une grande partie de la réunion « Au petit chaperon rouge »). Vous pouvez le retrouver sur le site du journal (www.sudouest.com).
Divers blogs et sites se font également l'écho de notre mouvement. Parmi eux : loicdauvillier.over-blog.fr, 6pieds.over-blog.fr, bandedessinee.info, ragingbulles.blogspot, bdgest.com, emmanuelle.zicot.free.fr, www.centrenationaldulivre.fr, walhan2.canalblog.com.
Une dernière précision : pour lancer le comité de soutien, une bibliothécaire, Lydia Lamagnère, a rédigé un premier mail. Toutefois, elle n'est en rien à la direction du mouvement et souhaiterait que son nom ne circule plus et ne figure plus sur les blogs. Merci de faire votre maximum en ce sens et de rectifier le tir si possible.
Enfin, nous adressons un merci tout spécialement à la libraire du « Petit Chaperon Rouge », Dominique, qui, solidaire, nous a si chaleureusement (et spontanément) accueillis.
En attendant le 9 octobre, nous ne pouvons que vous suggérer d'aller acheter des livres chez Oscar Hibou !
Le Comité Pour Oscar Hibou
24 septembre 2008
Les libraires se succèdent et L'ANPE laisse faire...La librairie Tome Dom au coeur du système!!!
Décidément, ces libraires incompétents, quelle plaie...Y en a t'il au moins de bons????!!!! C'est ce que doit penser la patronne de la maintenant très célèbre ( mais pour de mauvaises raisons) librairie Tome Dom. J'ai beau me mettre dans la peau du personnage, je ne comprends pas!
Le monde de la librairie est peuplé de libraires qui ont travaillés dans cette librairie " Maudite" et je suis surpris tous les jours de voir en quelle proportion. En déjeunant avec deux vendeuses ce midi- L'une présente depuis quinze jours , et l'autre depuis deux mois, j'ai encore fait des bonds de trois mètres en découvrant qu'elles connaissaient aussi Tome dom. V et w sont deux employés modèles et adorables. La première a été appelée à Tome Dom dans l'urgence un dimanche soir pour venir travailler le lundi. La seconde n'a pas dépassé la barrière du CV. Rappelant la patronne n'ayant pas de nouvelles, elle s'est faite répondre: " Ben voyons, si on ne vous a pas rappelé, c'est c'est que votre Cv ne nous intéressait pas!!!" - J'imagine le ton employé...Enfin bref! La seconde; par ce que dans l'urgence, s'est vu accorder une chance. Les habitués reconnaîtrons les méthodes employées: Attente dehors un quart d'heure, faire la statue à l'entrée, surveillance caméra....Bon sang on 'est pas au seizième siècle, mais en France dans le milieu de la librairie!!! Cette femme visiblement de droite croit avoir tous les pouvoirs et c'est intolérable. Combien de vendeurs, fournis par l'ANPE se sont donc relayés en ces murs ces derniers années ? Le nombre exact serait plus qu'intéressant à savoir. A Raison d'un vendeur tous les 15 jours à 1mois, la liste semble interminable et que fait le milieu? Rien. C'est intolérable. Cette personne peut elle agir ainsi aussi longtemps qu'elle le désire et en toute impunité? Soyons sérieux, ce n'est pas maintenant que les choses vont changer. Un libraire raisonnable, même avec des exigences au delà de la moyenne se serait déjà rendu compte que ce qu'il demande à ses employés est au delà du supportable. Que la surveillance par le biais des caméras, l'interdiction formelle des employés d'échanger ne serait ce qu'un mot entre eux, nuit à la santé de son entreprise plus qu'elle ne la fortifie. On ne peut pas voir passer autant de libraires et se dire qu'ils sont tous mauvais!!!!!!!Non!Non et Non! Ne pas se remettre en question soit même à ce niveau je pense est très grave pour une chef d'entreprise.
A l'heure actuelle, la librairie- je devrais dire la patronne- est donc à la recherche d'un nouveau jouet à briser et blâmer. Une nouvelle poupée à modeler à son bon vouloir, un ou une pauvre candidate qui ne va durer que ce que durent les jouets à Noël...Quelques heures, voir quelques jours au plus. Jusqu'à quand?
Annonce ncore en ligne aujourd'hui:
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