31 juillet 2009
Margelombre
L'amour est tombé dans le puit,
Dans l'eau glacée des jours enfuis.
Pâle reflet de la lune,
Par la margelle, il bascule,
Et le soleil demain voilé,
Cachera le noyé.
Le retour du Serpent tempète
Ne viendra pas gacher la fête,
Ses os blancs sont bien dedans,
Ils pourrissent honteusement.
10 mai 2009
Compagnon
Il était de mes amis, comme la branche solide du chêne,
Les ponts, les quais et bien souvent les ruelles,
Nous les avions foulés, nourris de nos mots éternels.
La lune, le vent et les étoiles du ciel,
Refletaient les errements de nos nuits,
témoignaient d'un même firmament culturel.
Ses paroles resonnaient à la cruche d'ancienne treille
Dans le jargon d'un Villon revenu du pays des merveilles
Qui a posé la plume? Le poète ou ses maux?
Qui a trahit de Verlaine ou Rimbaud ?
05 mai 2009
(Ent)errement...
"Inaccessible, telle est la nuit,
Tu ne peut l'attrapper de ta main,
Et l'ombre, ces ombres qui s'enfuient ;
Tu dois les acceuillir en ton sein ;
Elles te réchaufferont, même inassouvies,
Et ta tristesse, brûlante, sans fin,
Sera mère de souvenirs enfouis..."
Poème écrit le 1er mai 2009 par Guillaume Le tirilly
13 juillet 2008
Terre de pluie
La pluie mêlait les odeurs,
Ruisselait sur les feuilles et la terre,
Les nuages poussaient la montagne,
Le sommet ne voyait plus que la brume.
Imperturbable Bouddha regardait.
13 juin 2008
L'A(i)mer
L'amour n'attends pas....PH
Il y a dans son grand coeur timide,
L'envie de poser ses valises,
D'oublier les blesssures d'une âme vide.
De s'accrocher à un sourire,
Perdu dans la nuit de son désir,
L'endroit où tout n'est pas fini.
Non, tu n'est pas seul, vieux frère,
Il y a d'autres poissons dans l'Amer,
Les icones ont trop vieillies.
Pour le sourire d'un coeur de pierre,
Tu renierais ta vie entiere,
Tu te noierais dans l'oubli.
Tes statues, tes rêves tes images,
Flottent en marge de la lumière,
Celle que dégagent les autres filles.
Oui, tout le monde dit, c'est dommage,
Toi, tu répond que c'est jamais fini,
Mais Il faudrait ouvrir la cage,
Aimer c'est aussi toucher terre,
Et Laisser l'oiseau retrouver son nid....
12 juin 2008
Je suis en bas...Poème d'un jour triste
Où sont ces mains qui se cherchaient ?
La mienne tatonne dans le vent.
Des baisers à l'entrée des palais,
Manquent au chevalier servant.
Dans l'existence brève de nos jours,
Illuminés par tant d'instants,
Ma musique en bas de ta tour,
Se heurte à de hauts murs blancs.
On suit sans bruit la partition,
Mais sans s'éloigner d'un accens ;
Et si tu tendais l'oreille aux violon,
Si tu Laissait parler tes sentiments,
Le prince t'ouvrirait ce coeur qui le plombe,
En un mot, Il redeviendrait charmant.
05 juin 2008
Les cessions d'Eterville- (2)
La regarder en secret,
Dans le jardin de ses songes,
L'imaginer, la rêver,
Sarah Kay, aux vents d'Avril.
Et le temps s'arrète sur nos vies,
Dans l'entre nuages ,
En cet ailleurs pas si loin,
Où nos coeurs s'enlaçent
Les paroles d'une main,
Suivent l'écho d'une pensée.
Et l'on se prend à rêver,
A ce que la vie apporterait
Hors des sentiers tracés,
Par trop de jours semblables.
30 mai 2008
Cessions d'Eterville (1) Chat perché
Petit bruit au matin.
Brûme de songe envolée.
La silhouette se faufile,
Jusqu'a la fenetre fermée,
aux dormeurs reveillés
De sa grâce féline.
Le ciel contempler,
Au toît veut monter,
Fidèle Gardien.
Se retrouver...
Où l'on se retrouvera,
Ou l'on se perdra,
En cet ilôt de premières fois.
Et l'ombre et la pluie au reveil,
La chaleur saturée de sel,
Partir comme en lune de miel,
Comme aspirés par l'Eden.
Nous retrouverons le chemin,
Le sable en poignées dans nos mains,
Le coeur tendu vers le matin,
Terre promise de notre amour serin,
Victoire sur le quotidien.
Et les saisons de la vie entière,
A l'épreuve de ce bout de terre.
Penninsule un jour meurtrière,
Tu scelleras l'ephémère,
Dans le jasmin et la pierre,
Et le reste sera secondaire....
14 mai 2008
Un certain soir.....
...Et la mémoire se transmet,
Le relais passe et je le prends.
Moi badaud de l'imaginaire,
Sans conscience, je le reconnais,
Lecteur avide d'aventures,
Celle là jamais je ne l'oublierais.
Des pages jaunies d'après guerre,
S'élèvait une voix de prisonnier.
J'ai fuis par les feuillets ouverts,
Coupant chacun pour m'évader,
lu après les dernières lumières,
Dormi au froid d' un champ de blé,
Je gardais les yeux grands ouverts,
Sur les routes, de brouillard coupées.
Retrouvant l'exaltation première,
Entre l'action la peur et la liberté...
Poème à la mémoire de Michel André, auteur et acteur qui connaissait le sens du mot courage....













