De temps en temps, il vous tombe dessus un livre qui vous transporte et que vous avez envie de faire découvrir au monde entier... Et vous vous rendez compte que tout le monde le connait sauf vous...

En litterature,il y a trois sortes de rencontres, pour un libraire... Celles que l'on lit en épreuves, en avant premières. C'est un peu la roulette russe. Un livre sur dix, voir vingt tient ses promesse, mais la personne qui le découvre en devient le défenseur, l'ambassadeur, le baton témoin....Ensuite, il y a les rencontres d'après...Quand le livre est sorti...Vos amis, vos collègues vous en parlent...

Recemment,j'ai laissé le temps passer et faire son ecremage. Bien sur, c'est un peu tamiser au bord de la rivière et laisser passer les paillettes d'or, pour ne garder que les pépites...

Quels livres survivent? Marc Levy? Musso? Et bien non, pas que...Dans tout ces livres qui ont fait l'actualité, il y a certains livres qui se vendent tout seuls et sur lesquels le libraire ne se penche pas toujours et qui ont quand même trouvés leur public..A la base, des phénomènes éditoriaux aidés par le bouche à oreille et de véritables coups de coeur. (Nous ne nous attarderons pas sur les deux premiers qui ont déja fait l'objet de chroniques précédemment... )

1) Le cercle litteraire des amateurs d'épluchures de patates

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2) Le club des incorrigibles optimistes

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D'ailleurs, à quand un nouveau roman de Jean-Michel Guenassia? A quand la version poche?

 

Mon dernier rattrapage en date:

 

3) Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir, Editions Zulma

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"Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte."

Voici, typiquement le livre qui s'est vendu tout seul et pour lequel beaucoup de libraires ont préférés mettre de coté. Oui, quand un livre se vend bien, autant lire autre chose. Il y a toujours un petit livre a défendre. Et le libraire aime être un découvreur. 

Rosa Candida m'a charmé. Un peu comme ces chansons qui vous entrent dans la tête pour ne plus vous quitter. Dans le cas présent, une chanson Islandaise...L'histoire est belle, la parabole magnifique. Un jeune candide, un bébé, un jardin de rose gardé par un moine cinéphile. L'écriture est d'une justesse rare, d'une poésie extrème. Plongez-y sans hésitation....

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(Prochain article sur la "mode" des romans épistolaires- Nous nous attarderons sur les classiques du genre )