Sous les pavés....

J'ai l'équivalent d'une étagère de petits romans sympathiques qui m'attendent. "La chasse aux étoile", "Le coeur cousu",  "Et ce sont les chats qui tombèrent".... et plein d'autres. Je les contemple de mon lit en me disant quand, au grand Dieu QUAND? je pourrais les lire. Heureusement, quinze jours de vacances devraient arranger cela. 

La faute à quoi, me direz-vous? Et bien à messieurs les Editeurs. Quand vient le printemps, les pavés pleuvent comme s'il les éditeurs voulaient chaque fois refaire mai 68. 

En trois semaine j'ai été soumis à un véritable marathon.

En premier lieu, il y a eut la sortie du monumental, que dis-je, du monstrueux 2666 de Roberto Bolano. L'objet fait 1353 pages... Ensuite, j'ai echainé sur le Auel pour le tome 6 des enfants de la terre (682 pages). Proche de l'intoxication alitterraire, je me suis lançé dans le livre de Justin Cronin; le passage ( 966 pages)... 

Résultat....

 

9782070437139

2666 , Roberto Bolano, Folio

Veritable olni, 2666 avait initialement été prévu pour paraitre sous la forme de 5 romans qui sont les cinq parties du livre. premier constat ; cela aurait pu, tant les histoires explorent des horizons différents.

Comme toile de fond un auteur allemand mysterieux et des meurtes irrésolus perpetrés à Santa Teresa au Mexique. 

La première partie ( pour moi la plus interessante et qui m'a littérrairement captivée), reunit quatre universitaires europeens, specialistes d'un auteur Allemand mysterieux du nom d'Archimboldi. Trois hommes et une femme. Lançés sur la trace de leur Maitre, leur quète va les mener jusqu'au Mexique. Quète spirituelle, quète de l'amour, on ne sort pas indemne de cette lecture.

La seconde partie permet de retrouver un des personnages secondaires de la première. 

La troisième partie est centrée sur un journaliste envoyé couvrir un match de boxe et qui va s'interesser aux meurtres...

La quatrième partie est celle des meurtres. On y suit des policiers ainsi qu'un homme emprisonné pour les meurtres qui va être un personnages clé du livre. Les histoires de cette partie sont entrecoupées de la description des corps des femme retrouvés. Rien ne nous est épargné. Les détails s'accumulent jusqu'à la nausée, puis à l'indifférence jusqu'à devenir un veritable catalogue de morts.

La dernière partie se concentre sur le myterieux Archimboldi de son enfance aux brumes de la seconde guerre mondiale. De l'enfant à l'auteur....

Une fois refermé, il m'a bien fallut quinze jours pour digérer ce que j'avais lu. Des zones d'ombres d'alors, je ne retiens finalement que la cohérence de l'oeuvre, ses effets et ses personnages qui sont profusion.

Une image restera longtemps dans ma tête. Ce livre, pendu à un fil, comme mis à sécher, dans la première partie et que l'on ne "comprend", la raison que dans la seconde.

"Il suspendit le livre à l'une des cordes puis retourna à la maison en se sentant soulagé.

L'idée, evidemment était de Duchamp. 

....Il s'agissait d'instructions pour accrocher un manuel de géometrie à la fenêtre de son appartement et l'attacher avec une corde, pour que le vent puisse "feuilleter le livre, choisir les problèmes, tourner les pages et les arracher".

 

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Le pays des grottes sacrées

Voila plus de neuf ans que les fans l'attendaient. Personnellement, j'ai fait mon deuil depuis le tome 3. Le cycle des enfants de la terre a son charme. Des personnages charismatiques que l'on aime suivre dans leurs aventures.

Les trois premiers tomes étaient révolutionnaires. Documentation fouillée, narration menée de main de maitre, questions en suspens....Qu'allait-il arriver à Ayla et Jondalar? Parviendraient ils à rejoindre le foyer des Zelandonii?  Ces dernières questions trouvaient finalement leurs reponses dans le tome 5 au therme d'un long périple qui avait mené les deux héros au bout de leur quète.

Alors pourquoi un tome supplementaire ? C'est effectivement la question que l'on se pose en reposant le pavé. A l'image d'une Diana Gabaldon ( même cocktail:Histoire, sexe, aventure, documentation sans faille sur une époque donnée), Jean Auel s'est attachée a ses personnages et n'arrive pas à les quitter. Il y a surement un peu de marketing dans tout cela, mais pas seulement. Ce sixième tome fera surement plaisir à certains. On ne peut pas dire que ce sixième tome soit mauvais en lui-même. Moi même, je l'ai lu jusqu'à la dernière page ; mais le lecteur ne vibre pas. Il ne s'inquiète pas pour les personnages, il n'y a aucune tension.

Au final, un nouvel épisode d'"une famille formidable". On est content de retrouver des personnages que l'on aime bien. C'est un peu recevoir une carte postale d'amis que l'on a pas revus depuis neuf ans. Ayla et Jondalar ont une petite fille du nom de Jondayla (très original!!!), Jondalar taille toujours des silex. Ayla pourssuit son enseignement comme acolyte de  la première Zelandonii...Tout va bien pour eux. Rendez vous dans dix ans pour un tome 7 ?

 

cronin_le_passage    VS    Chroniques_de_la_fin_du_monde_T1_Au_commencement

Le passage, Justin Cronin, chez Laffont

Chroniques de la fin du monde,t1 Susan Beth Pfeffer, Pocket

 La fin du monde arrive. Avec l'approche de 2012, les tsunamis et autres catastrophes nucléaires, on l'avait remarqué. Les auteurs ont décidés de nous montrer ce qui nous attend. De ces deux livres, seul le premier m'a convaincu. Le second: Chroniques de la fin du monde me semble plus anecdotique. Présenté dans tous les journaux comme dérivant de la mouvance d'hunger Games, j'ai trouvé que l'on se moquait un peu de nous et le mot est faible. Oui, on est bien dans un futur possible. Mais la différence s'arrète là.

Un météore frappe la lune et la déplace de son orbite. A partir de la tout se dérégle. On assiste à des scène de panique. Une jeune fille et sa famille va devoir apprendre à survivre...A la fois le scenario est crédible et les evenements bien amenés, mais il manque le TRUC. D'abord, suivre au quotidien le journal d'une jeune fille fan de patinage artistique....bon....Ensuite, les personnages sont un poil caricaturaux. Méchant prêtre pédophile, jeune fille naive.... Le tome 2, annoncé pour septembre 2011 attirera mon attention, mais la preview en fin de tome 1 me fait déja  douter. Il semble axé sur d'autres personnages...Dans ce cas où se situe l'interet????  

   Le passage est beaucoup plus conssistant. Beaucoup plus prometteur, beaucoup plus jouissif. (Je connais des gens qui l'on commencé à 20h du soir et s'en sont retrouvés avec une nuit blanche dans les pattes, c'est dire si ce monstre de bouquin est dangereux) D'accord ce n'est pas de la littérature jeunesse et il peut s'en passer des choses en 900 pages, mais ce n'était pas gagné....Les histoires de zombies, de vampire et de fin du monde, on en a eut notre contant ces dernières années...Alors l'originalité, pensez-vous, j'étais loin d'en attendre. Sauf que....Nous arrive Justin Cronin et qu'il nous envoie à la figure un roman qui est à la Route de Cormac Mc carty, ce que Dracula est à Twilight...La réecriture d'un mythe;  un olni, un pageturner....Bon, il faut bien quelques pages avant de rentrer dedans...(une centaine), mais une fois lançé le lecteur, heureux en redemandera... Pas étonnant que le bouquin face un tel carton outre atlantique!!!!

Justin Cronin, jeune auteur très remarqué d'une nouvelle vague américaine prométteuse a déja sorti plusieurs romans litterraires à succès, dont "Quand revient l'été", qui est deja sur ma table de nuit... Quand il promet à sa fille un roman qu'elle pourra lire et dont l'héroine sera une jeune fille, il est loin de se douter de ce qui va suivre....

 

Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent... Dans la jungle bolivienne, l'armée américaine recherche les membres d'une expédition atteints d'un mystérieux virus... Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d'enlever une enfant, Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches.

Près d'un siècle plus tard. Une communauté a survécu à l'apocalypse causée par l'attaque des viruls, ainsi qu'ont été baptisés les mutants. Une adolescente la rejoint bientôt. Une puce électronique implantée sous sa peau révèle qu'il s'agit d'Amy, âgée désormais de plus de cent ans mais qui en paraît à peine quatorze... L'aventure ne fait que commencer.

PS

La traduction de Dominique Haas, qui a traduit la Belgariade, y fait beaucoup....(Le talent de conteur, ça ne s'invente pas...)