Le blog du mariage de Caroline et Guillaume
Le jour J est dans 4 jours...
Tout se met en place. Nous avons le plaisir de nous retrouver sur le blog du mariage dont voici le lien:
LE BLOG OF THE MARIAGE OF CARO AND GUILLAUME
Les 3 Albums jeunesse de la semaine
Mais qui sont les trois gagnants de cette semaine?
Mais qui, mais qui???
En 3e Position:
Pauvres Dragons
Gudule/ Bruno salomone
Collection Vitamine, p'tit glénat 11 euros
Que se passe-t-il quand un valeureux prince a délivré bien trop de princesses en détresse ?
Hé bien, elles se retrouvent toutes sans exception à se crêper le chignon dans son château à longueur de journée ! Et le tintamarre de leurs disputes perpétuelles finit par énerver le prince, qui n'aura bientôt plus qu'une solution : les rendre les unes après les autres aux dragons qui les retenaient prisonnières ! Et savez-vous qui sera le plus à plaindre, finalement ? La princesse captive ? Le prince charmant ? Ou… le dragon ?
Une histoire très drôle servie par un texte de Gudule
En 2 e position
CHABAS, Jean-François / SALA, David
Le bonheur prisonnier
© Casterman, 2011, 32 pages. (Les Albums Casterman)
14,95 euros
Après la "Colère de Banshee", le nouvel album de Jean François Chabas est une vraie pépite graphique. J'adorerais ne serait-ce qu'avoir un poster de la couverture....Pas vous?
Un jour, le jeune Liao entend parler le grillon, enfermé dans une minuscule cage d'or et garant du bonheur de foyer. A la demande du petit insecte, il ouvre la porte. Catastrophes et incidents s'abattent aussitôt sur la maison et ses habitants... Le petit garçon se questionne : peut-on, doit-on garder le bonheur prisonnier ?
Et en 1ere place,
Le voyage d'Agathe et son gros sac à dos
De Magalile Huche
Editions Sarbacane 15 euros
Un album au format tout en hauteur comme un building...Drôle...Un vrai voyage qui fait grandir, plein de rencontres et de découvertes....
Agathe vit seule avec son chat René, au 96e étage du mégachouette building de la 325e rue. Elle s’occupe comme elle peut, jusqu’aujour où, pas moyen de le nier : elle s’ennuie ! Elle décide de s’offrir des vacances lointaines, se dégotte un sac extra-large pour y fourrer ses (très) nombreuses affaires et la voilà partie… Mais une fois dans la rue, elle panique : tout ce monde ! Et elle, toute petite, avec son gros sac !
Mercredi c'est Bibliophilie.... (1)
Comme je me promenais dans une de ces librairies inconnues, dans cette dimension parallèle, où mysterieusement les clients se comptent sur les phalanges d'un doigt, j'ai vu ce titre: La perle blanche de Scott o'Dell en bibliothèque verte...
Intrigué j'a fait marché ma mémoire. Scott O Dell, mais bien sur...Mais je croyais qu'il n'avais publié qu'un seul roman...De retour à la maison, je me promis d'approfondir l'affaire...
Bien, vous vous dites peut être; mais qui est donc ce O'dell que l'on ne connait ni d'Olivier ni d'Adam?
Et bien, nous tenons ici notre sujet du jour....
Il se fait, cher vous tous que cet auteur peu connu sous nos lattitudes est à l'origine d'un de mes meilleurs souvenirs d'enfance ; une série d'annimation dont l'idée de départ naquit d'un des livres de ce M.R: "La route de l'or"...
J'ai nommé les "Mysterieuses cités d'or"...
Si l'on retrouve les noms de Zia, Mendoza et Esteban, c'est à peu près tout...Les volontaires iront y voir par eux même, mais les scénaristes de la série ont vraiment bien interprétés à leur sauce l'intrigue. En effet, pas de peuple de Mu, Pas de Tao, pas de Pitchou....Encore moins de Grand condor ni de solaris...
"Ils étaient sept à quitter le camp de l'armée de Coronado pour s'aventurer dans des régions inconnues du Mexique. Le capitaine Mendoza et ses trois soldats sont animés par la fièvre de l'or, le père Francisco, lui, veut sauver les âmes des Indiens ; seule la géographie passionne Esteban le cartographe ; et Zia, une jeune Indienne, les guide.
Pour Esteban, cette équipée à travers canyons et sierras, gouffres et falaises est avant tout une expédition passionnante, jusqu'au moment où il tient entre ses mains une pépite d'or…"
Qui est Scott o 'dell?
Scott O'Dell est né Odell Gabriel Scott, sur Terminal Island à Los Angeles, fils de May Elizabeth Gabriel et Bennett Mason Scott. Il a fréquenté plusieurs universités, dont Occidental College en 1919, l'université de Wisconsin–Madison en 1920, l'université Stanford en 1920-1921, et l'université de Rome « La Sapienza » en 1925. Lors de laseconde Guerre mondiale, il servit dans l'U.S. Air Force.
Avant de devenir un auteur à plein temps, il travailla à Hollywood comme cameraman et directeur technique, critique de livres pour le Los Angeles Mirror et pour le Los Angeles Daily News. C'est à cette période qu'un rédacteur change son nom en Scott O'Dell, que l'intéressé apprécia beaucoup et qu'il prit comme nom légal.
O'Dell commença à écrire des fictions pour adultes et des articles en 1934. A la fin des années 1950, il commença à écrire pour la jeunesse. L'Île des dauphins bleus obtient la médaille Newbery en 1961. Il reçut le prix Hans Christian Andersen en 1972. En 1976, il reçut la médaille d'argent de l'université de Southern Mississippi, et la médaille Regina en 1978.
En 1981, il créa le prix Scott O'Dell de la fiction historique, un prix de 5000 dollars qui récompense des œuvres de fiction historique. En 1986, le Bulletin of the Center for Children’s Books attribua ce prix à Scott O'Dell lui-même.
Scott O’Dell mourut d'un cancer de la prostate le 15 octobre 1989 à l'âge de 91 ans.
Parmi ses écrits:
- L'ile des dauphins bleu,
- Zia ( qui est la suite du précedent et n'a rien à voir avec le personnage des MCD'O).
La plupart de ses livres ne sont plus disponibles
A lire:
Le même en Breton, (je laisse parler mes racines...)
kenavo , ar vech'al
AU REVOIR, A BIENTÔT.....
La belle endormie
Au bord de ton oreille, le temps s'est arreté,
Un oiseau à tendu ses ailes, qui gardait ton secret
Des boucles des chemins au détours de ta peau
J'ai fendu la brume, marché au ruisseau.
Belle endomie, nue dans l'onde nacrée
Mains tendues, cheveux en désordre mélés.
Parcourras tu ces sentiers sous les flots?
Le lit entre les berges et les roseaux?
Ici, la mousse attend qui veut s'arréter,
Le voyageur solitaire à la plume ombragée.
Viens, libre et vainqueur quérir ton repos,
Boire à la coupe, du seigneur du chateau.
Des Kiffs et des lettres
La septième Vague
Voici depuis quelques jours, "la septième vague" est en librairie (d'ailleurs, ce n'est pas la même couverture. Moi, je prefere celle là, mais bon...). Lundi, dernier, après les critiques élogieuses qui fusaient de toutes part, j'ai franchi le pas et je me suis attaqué à "Quand souffle le vent du Nord", De Daniel Glattauer, premier tome du diptyque de la correspondance par mail d'Emmi Rothner et de Léo Leike. Bon, ce qu'il y a de bien avec les récits épistolaires, c'est l'impression de lire un livre à la vitesse d'un TGV parcourant la campagne normande ( comment? Ma remarque est impossible, il n'y aura pas de TGV vers la Normandie avant 2020? ) Avec un roman épistolaire, on n'a même pas le temps de regarder le paysage par la fenêtre, on est deja arrivé en gare.
Petit rappel de l'intrigue:
Une femme: Emi Rothner envoi un mail pour résilier son abonnement au magazine "Like" et par inadvertance, son courriel arrive dans la boite d'un homme, Léo Leike, avec qui elle va commencer un échange. Tantôt enflammé, tantôt, tendu, ce dialogue va courrir sur deux années....Emmi, déja en couple, va devoir reflechir sur son idée du bonheur..
C'est terrible, les opinions...Est ce que si c'était moi qui avait découvert ce livre en premier, je n'aurais pas crié moi aussi au genie? Force est d'avouer que mon avis est partagé. Les sentiments sont vraiment bien retranscrits, on vit au travers des personnages leur rapprochements et leurs éloignements. Leurs rapprochements et leurs éloignements. Leurs rapprochements et leurs éloignements....Vous voyez où je veut en venir...Surtout dans la suite "La septième vague". J'ai été "submergé", par un sentiment d'agacement. Je reposait parfois le livre avec un soupir. Ce fameux soupir qui veut dire: "Ca me frise..."
Tours et détours des sentiments humains...Léo et Emmi sont justement très humain. La septième vague plaira à tous ceux qui ont aimés le premier ça c'est sur.
Extrait
Le lendemain
LEO.- Il se rit des plaies, celui qui n'a jamais reçu de blessures ! (Apercevant Emmi devant sa webcam ) Mais doucement ! Quelle lumière jaillit par cette fenêtre ?
Voilà l'Orient, et Emmi est le soleil ! Lève-toi, belle aurore, et tue la lune jalouse, qui déjà languit et pâlit de douleur parce que toi, sa prêtresse, tu es plus belle qu'elle-même ! Ne sois plus sa prêtresse, puisqu'elle est jalouse de toi ; sa livrée de vestale est maladive et blême, et les folles seules la portent : rejette-la !... Voilà ma dame ! Oh ! voilà mon amour ! Oh ! si elle pouvait le savoir !... Que dit-elle ? Rien... Elle se tait...
Mais non ; son regard parle, et je veux lui répondre... Ce n'est pas à moi qu'elle s'adresse. Deux des plus. belles étoiles du ciel, ayant affaire ailleurs, adjurent ses yeux de vouloir bien resplendir dans leur sphère jusqu'à ce qu'elles reviennent.
Ah ! si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe ; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main ! Oh ! que ne suis-je le gant de cette main ! Je toucherais sa joue !
Huit minutes plus tard ( surement un problème avec la connexion wifi)
EMMI. - Hélas !
Dans la demi seconde après
LEO. - Elle parle ! Oh ! parle encore, ange resplendissant !
Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en amère pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs !
55 secondes plus tard
EMMI. - ô Léo ! Léo ! pourquoi es-tu Léo ?
Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Rothner.
LEO, à part. - Dois-je l'écouter encore ou lui répondre ?
Oh, mille pardon, je me suis trompé en faisant le copié collé...ô oeuvre intemporelle....Je ne sais pas pourquoi les romans épistolaires me font penser aux pièces de théatre de mon enfance...Peut être la mise en page...
ACTUALITE
"Quand souffle le vent du Nord", vient de sortir en poche aux éditions duLivre de poche: 6, 95 Euros....
La parution de "La septième vague", est pour moi l'occasion de revenir sur les romans épistolaires qui m'ont marqué ces dernières années.
1) Inconnu à cette adresse
Cela faisait pile poil une journée que j'étais libraire. Jeune en alternance à la librairie Bayard, les habits trop grands, la raie sur le côté. Roselyne, ma chef me met dans les mains ce petit bouquin. J'avais l'impression de devoir subir un rite de passage. un peu comme si je ne pouvais pas être libraire si je n'avais pas lu ce livre. Et Elle d'ajouter, "Tu verras, ça se lit tout seul.
Je revois encore le Guillaume d'alors, qui n'avais lu que de la fantasy, du Jules Verne et du Alexandre Dumas. "Un roman moderne".... "La correspondance entre un allemand et un juif de 1932 à 1934" ???" C'était comme revoir ma grand mère brandissant une cuillère à soupe d'huile de ricin...
Et bien, merci Roselyne. Effectivement, on ne peut pas être libraire, si on n' a pas lu "Inconnu à cette adresse"... Ce livre a réelement ouvert des fenêtres en moi et m'a servi de passerelle vers la Littérature...
Il faut dire que ce dialogue, lu en une heure a peine eut grand effet sur moi. Aaaah, le crescendo...Le crescendo...
"Martin Schulse, Allemand et Max Eisenstein, juif Américain, sont deux galeristes associés, aux Etats-Unis. Ils sont surtout deux amis fervents, deux frères. Malgré l'installation de Martin à Munich, ils poursuivent leur amitié à travers des lettres chaleureuses, passionnées. En juillet 1933 pourtant, les doutes et le malaise de Martin face aux remous du gouvernement allemand font vite place à un antisémitisme que ne tempère plus la moindre trace d'affection. D'une cruauté imparable, sa décision tombe comme une sentence : "Ici en Allemagne, un de ces hommes d'action énergiques, essentiels, est sorti du rang. Et je me rallie à lui." Max ne peut se résoudre à une telle révolution, sentimentale et politique.
2) Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Ah, voila un autre bijou, mais moins plombant que le precedent.
Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d'un inconnu, un natif de l'île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis ? Un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d'un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d'une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates...). Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle. Jusqu'au jour où elle comprend qu'elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman et se rend à Guernesey. Ce qu'elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.
Pour décrir ce roman, je n'aurais qu'un mot: "Délicieux". Ce charme anglais qu'ils mettent dans leurs romans et leurs films. Ce mélange de légereté, de distance et de passion. Ici il y a une histoire dans l'histoire. Les questions qui restent en suspend entrainent le lecteur toujours un peu plus loin.
On suit une héroine qui se retrouve entrainé dans une histoire formidable. A partir d'un petit rien, elle va saisir le bout de la bobine de fil et elle va tirer...tirer..sans savoir jusqu'où elle va aller.
Le "cercle", c'est un de ces petits bijou qui ira dans votre bibliothèque entre vos livres preférés. Il a sa place entre l'"ombre du vent" et "Corps et âme", au côté de "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur". Comme quelques uns des titres de cette liste, c'est aussi un roman sur les livres. Les livres qui rapprochent, les livres rédempteurs, les livres qui font partie du mystère...L'impression étonnante de ce livre, c'est le souvenir qu'il en laisse. Un souvenir, toujours présent, mais on oublie vite le côté épistolaire, pour ne se souvenir que de l'histoire....
Ces livres que tout le monde a lus et qui valent quand même le coup....
De temps en temps, il vous tombe dessus un livre qui vous transporte et que vous avez envie de faire découvrir au monde entier... Et vous vous rendez compte que tout le monde le connait sauf vous...
En litterature,il y a trois sortes de rencontres, pour un libraire... Celles que l'on lit en épreuves, en avant premières. C'est un peu la roulette russe. Un livre sur dix, voir vingt tient ses promesse, mais la personne qui le découvre en devient le défenseur, l'ambassadeur, le baton témoin....Ensuite, il y a les rencontres d'après...Quand le livre est sorti...Vos amis, vos collègues vous en parlent...
Recemment,j'ai laissé le temps passer et faire son ecremage. Bien sur, c'est un peu tamiser au bord de la rivière et laisser passer les paillettes d'or, pour ne garder que les pépites...
Quels livres survivent? Marc Levy? Musso? Et bien non, pas que...Dans tout ces livres qui ont fait l'actualité, il y a certains livres qui se vendent tout seuls et sur lesquels le libraire ne se penche pas toujours et qui ont quand même trouvés leur public..A la base, des phénomènes éditoriaux aidés par le bouche à oreille et de véritables coups de coeur. (Nous ne nous attarderons pas sur les deux premiers qui ont déja fait l'objet de chroniques précédemment... )
1) Le cercle litteraire des amateurs d'épluchures de patates
2) Le club des incorrigibles optimistes
D'ailleurs, à quand un nouveau roman de Jean-Michel Guenassia? A quand la version poche?
Mon dernier rattrapage en date:
3) Rosa Candida, Audur Ava Olafsdottir, Editions Zulma
"Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens. Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s’en rendre compte les dernières paroles d’une mère adorée. Un lien les unissait : le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C’est là qu’Arnljótur aura aimé Anna, une amie d’un ami, un petit bout de nuit, et l’aura mise innocemment enceinte."
Voici, typiquement le livre qui s'est vendu tout seul et pour lequel beaucoup de libraires ont préférés mettre de coté. Oui, quand un livre se vend bien, autant lire autre chose. Il y a toujours un petit livre a défendre. Et le libraire aime être un découvreur.
Rosa Candida m'a charmé. Un peu comme ces chansons qui vous entrent dans la tête pour ne plus vous quitter. Dans le cas présent, une chanson Islandaise...L'histoire est belle, la parabole magnifique. Un jeune candide, un bébé, un jardin de rose gardé par un moine cinéphile. L'écriture est d'une justesse rare, d'une poésie extrème. Plongez-y sans hésitation....
(Prochain article sur la "mode" des romans épistolaires- Nous nous attarderons sur les classiques du genre )
J'ai lu pour vous les pavés du printemps....
Sous les pavés....
J'ai l'équivalent d'une étagère de petits romans sympathiques qui m'attendent. "La chasse aux étoile", "Le coeur cousu", "Et ce sont les chats qui tombèrent".... et plein d'autres. Je les contemple de mon lit en me disant quand, au grand Dieu QUAND? je pourrais les lire. Heureusement, quinze jours de vacances devraient arranger cela.
La faute à quoi, me direz-vous? Et bien à messieurs les Editeurs. Quand vient le printemps, les pavés pleuvent comme s'il les éditeurs voulaient chaque fois refaire mai 68.
En trois semaine j'ai été soumis à un véritable marathon.
En premier lieu, il y a eut la sortie du monumental, que dis-je, du monstrueux 2666 de Roberto Bolano. L'objet fait 1353 pages... Ensuite, j'ai echainé sur le Auel pour le tome 6 des enfants de la terre (682 pages). Proche de l'intoxication alitterraire, je me suis lançé dans le livre de Justin Cronin; le passage ( 966 pages)...
Résultat....
2666 , Roberto Bolano, Folio
Veritable olni, 2666 avait initialement été prévu pour paraitre sous la forme de 5 romans qui sont les cinq parties du livre. premier constat ; cela aurait pu, tant les histoires explorent des horizons différents.
Comme toile de fond un auteur allemand mysterieux et des meurtes irrésolus perpetrés à Santa Teresa au Mexique.
La première partie ( pour moi la plus interessante et qui m'a littérrairement captivée), reunit quatre universitaires europeens, specialistes d'un auteur Allemand mysterieux du nom d'Archimboldi. Trois hommes et une femme. Lançés sur la trace de leur Maitre, leur quète va les mener jusqu'au Mexique. Quète spirituelle, quète de l'amour, on ne sort pas indemne de cette lecture.
La seconde partie permet de retrouver un des personnages secondaires de la première.
La troisième partie est centrée sur un journaliste envoyé couvrir un match de boxe et qui va s'interesser aux meurtres...
La quatrième partie est celle des meurtres. On y suit des policiers ainsi qu'un homme emprisonné pour les meurtres qui va être un personnages clé du livre. Les histoires de cette partie sont entrecoupées de la description des corps des femme retrouvés. Rien ne nous est épargné. Les détails s'accumulent jusqu'à la nausée, puis à l'indifférence jusqu'à devenir un veritable catalogue de morts.
La dernière partie se concentre sur le myterieux Archimboldi de son enfance aux brumes de la seconde guerre mondiale. De l'enfant à l'auteur....
Une fois refermé, il m'a bien fallut quinze jours pour digérer ce que j'avais lu. Des zones d'ombres d'alors, je ne retiens finalement que la cohérence de l'oeuvre, ses effets et ses personnages qui sont profusion.
Une image restera longtemps dans ma tête. Ce livre, pendu à un fil, comme mis à sécher, dans la première partie et que l'on ne "comprend", la raison que dans la seconde.
"Il suspendit le livre à l'une des cordes puis retourna à la maison en se sentant soulagé.
L'idée, evidemment était de Duchamp.
....Il s'agissait d'instructions pour accrocher un manuel de géometrie à la fenêtre de son appartement et l'attacher avec une corde, pour que le vent puisse "feuilleter le livre, choisir les problèmes, tourner les pages et les arracher".
Le pays des grottes sacrées
Voila plus de neuf ans que les fans l'attendaient. Personnellement, j'ai fait mon deuil depuis le tome 3. Le cycle des enfants de la terre a son charme. Des personnages charismatiques que l'on aime suivre dans leurs aventures.
Les trois premiers tomes étaient révolutionnaires. Documentation fouillée, narration menée de main de maitre, questions en suspens....Qu'allait-il arriver à Ayla et Jondalar? Parviendraient ils à rejoindre le foyer des Zelandonii? Ces dernières questions trouvaient finalement leurs reponses dans le tome 5 au therme d'un long périple qui avait mené les deux héros au bout de leur quète.
Alors pourquoi un tome supplementaire ? C'est effectivement la question que l'on se pose en reposant le pavé. A l'image d'une Diana Gabaldon ( même cocktail:Histoire, sexe, aventure, documentation sans faille sur une époque donnée), Jean Auel s'est attachée a ses personnages et n'arrive pas à les quitter. Il y a surement un peu de marketing dans tout cela, mais pas seulement. Ce sixième tome fera surement plaisir à certains. On ne peut pas dire que ce sixième tome soit mauvais en lui-même. Moi même, je l'ai lu jusqu'à la dernière page ; mais le lecteur ne vibre pas. Il ne s'inquiète pas pour les personnages, il n'y a aucune tension.
Au final, un nouvel épisode d'"une famille formidable". On est content de retrouver des personnages que l'on aime bien. C'est un peu recevoir une carte postale d'amis que l'on a pas revus depuis neuf ans. Ayla et Jondalar ont une petite fille du nom de Jondayla (très original!!!), Jondalar taille toujours des silex. Ayla pourssuit son enseignement comme acolyte de la première Zelandonii...Tout va bien pour eux. Rendez vous dans dix ans pour un tome 7 ?
Le passage, Justin Cronin, chez Laffont
Chroniques de la fin du monde,t1 Susan Beth Pfeffer, Pocket
La fin du monde arrive. Avec l'approche de 2012, les tsunamis et autres catastrophes nucléaires, on l'avait remarqué. Les auteurs ont décidés de nous montrer ce qui nous attend. De ces deux livres, seul le premier m'a convaincu. Le second: Chroniques de la fin du monde me semble plus anecdotique. Présenté dans tous les journaux comme dérivant de la mouvance d'hunger Games, j'ai trouvé que l'on se moquait un peu de nous et le mot est faible. Oui, on est bien dans un futur possible. Mais la différence s'arrète là.
Un météore frappe la lune et la déplace de son orbite. A partir de la tout se dérégle. On assiste à des scène de panique. Une jeune fille et sa famille va devoir apprendre à survivre...A la fois le scenario est crédible et les evenements bien amenés, mais il manque le TRUC. D'abord, suivre au quotidien le journal d'une jeune fille fan de patinage artistique....bon....Ensuite, les personnages sont un poil caricaturaux. Méchant prêtre pédophile, jeune fille naive.... Le tome 2, annoncé pour septembre 2011 attirera mon attention, mais la preview en fin de tome 1 me fait déja douter. Il semble axé sur d'autres personnages...Dans ce cas où se situe l'interet????
Le passage est beaucoup plus conssistant. Beaucoup plus prometteur, beaucoup plus jouissif. (Je connais des gens qui l'on commencé à 20h du soir et s'en sont retrouvés avec une nuit blanche dans les pattes, c'est dire si ce monstre de bouquin est dangereux) D'accord ce n'est pas de la littérature jeunesse et il peut s'en passer des choses en 900 pages, mais ce n'était pas gagné....Les histoires de zombies, de vampire et de fin du monde, on en a eut notre contant ces dernières années...Alors l'originalité, pensez-vous, j'étais loin d'en attendre. Sauf que....Nous arrive Justin Cronin et qu'il nous envoie à la figure un roman qui est à la Route de Cormac Mc carty, ce que Dracula est à Twilight...La réecriture d'un mythe; un olni, un pageturner....Bon, il faut bien quelques pages avant de rentrer dedans...(une centaine), mais une fois lançé le lecteur, heureux en redemandera... Pas étonnant que le bouquin face un tel carton outre atlantique!!!!
Justin Cronin, jeune auteur très remarqué d'une nouvelle vague américaine prométteuse a déja sorti plusieurs romans litterraires à succès, dont "Quand revient l'été", qui est deja sur ma table de nuit... Quand il promet à sa fille un roman qu'elle pourra lire et dont l'héroine sera une jeune fille, il est loin de se douter de ce qui va suivre....
Années 2010. Dans le Tennessee, Amy, une enfant abandonnée de six ans est recueillie dans un couvent... Dans la jungle bolivienne, l'armée américaine recherche les membres d'une expédition atteints d'un mystérieux virus... Au Texas, deux agents du FBI persuadent un condamné à mort de contribuer à une expérience scientifique gouvernementale. Lui et les autres condamnés à la peine capitale participant au projet mutent et développent une force physique extraordinaire. Les deux agents du FBI sont alors chargés d'enlever une enfant, Amy. Peu après que le virus a été inoculé à cette dernière, les mutants attaquent le centre de recherches.
Près d'un siècle plus tard. Une communauté a survécu à l'apocalypse causée par l'attaque des viruls, ainsi qu'ont été baptisés les mutants. Une adolescente la rejoint bientôt. Une puce électronique implantée sous sa peau révèle qu'il s'agit d'Amy, âgée désormais de plus de cent ans mais qui en paraît à peine quatorze... L'aventure ne fait que commencer.
PS
La traduction de Dominique Haas, qui a traduit la Belgariade, y fait beaucoup....(Le talent de conteur, ça ne s'invente pas...)
L'heure du crime....
Seul dans la ville entre 9h00 et 10h30
Yves Grevet
Syros
220 pages – 13,90€
SORTIE LE 7 AVRIL 2011
Les Services de Presse c'est comme une boite de chocolat... A peine posés, déja disparu...Qui pourra me dire ce qu'il est advenu du "Livre perdu des sortilèges, évaporé ce week-end? Peut-être, l'Editeur, s'il me lit, aura l'aimabilité de m'en envoyer un exemplaire en propre? ;)
Bon, certains SP disparaissent, mais heureusement d'autres demeurent, que l'on a le privilège de lire avant leur sortie. Dernièrement, le 3e tome de "Hunger Games" et aussi "Seul dans la ville entre 9h et 10h30" de Yves Grevet.
Yves Grevet, vous vous rappelez? Cet instituteur jovial qui s'est fait connaitre en deux ans avec sa formidable trilogie: Meto. ( Le hunger Games français.... si...Si...!!!!!). On pouvait penser que suite à ce succès incroyable, l'auteur nous reviendrait avec une suite ou le premier tome d'une nouvelle série d'action et de fantastique. Il n'en est rien. Et Dieu, ce que l'on peut être content. Loin de tomber dans le convenu, ou tirer la plume vers un succès annoncé, Yves Grevet prend des risques. Cette fois, c'est à une enquète policière que nous convie l'auteur. Et pas n'importe laquelle...
L'idée:
Une classe se disperse en ville. Les élèves doivent décrire ce qu'ils voient. Les uns sous forme de poème; les autres en prose, avec humour...Hors, le notaire de la ville a été assassiné et il va transparaitre au travers des copies que chacun a, sans s'en être rendu compte, été témoin d'un indice.
Erwan le héros, va rassembler les copies et faire éclater la verité.
"Seul dans la ville..." est jeu de piste grisant dans lequel le lecteur se retrouve à sourire à chaque page, lançé lui aussi dans la quète de la verité. Le roman croise les styles et l'instituteur se fait plaisir.
Un vrai petit bonheur, je vous dis. Ce livre sera un jour étudié en classe. Je le prédit....
Petit rappel:
l'incontournable du jour
Le 7e fils...
Et non, il ne s'agit pas du livre de Orson Scott Card, mais de l'adaptation de la serie: L'épouvanteur.
Alors que le casting s'enrichit de Jeff Bridges et de Julianne Moore, il se pourrait que le tournage débute cet été. La sortie, comme pour Hunger Games est annoncé pour 2012. Certains acteur annoncés sur le projet se retrouveront d'ailleurs au génerique de l'adaptation du best seller de Suzanne Collins.
Rappelons que le tome 7 de l'Epouvanteur est sorti chez nous le mois dernier...
Du pain et des jeux....
Du pain et des jeux... Dans un futur où la civilisation se résume à 12 districts tenus d'une main de fer, c'est ce qu'a bien compris le Capitole. Bien entendus, les jeux sont télévisés, et doivent inspirer la peur. Survivre ou mourir. Tel est la loi de l'arène dans laquelle Katniss Everdeen va se retrouver jetée. Pour avoir pris la place de sa soeur, Prim ; katniss va se retrouver au coeur d'un combat qui a pour nom: La liberté.
Mélangez un peu de "1984", de " Battle royale"; ajoutez des personnages attachants,charismatiques ; une histoire d'amour déchirante et vous obtiendrez Hunger Games de Suzanne Collins.
Une série qui fait la joie de votre Libraire. Le même qui s'extasie sur chaque nouvelle sortie ; pour qui chaque nouveauté est exxxtraooordinaire. Celui là même, devant Hunger Games, se prosterne en se saisissant du graal ( Un formidable tome 3 reçu en service de presse ).
Non, on ne fait pas mieux en ce moment en littérature pour ado ( attention, quand même, à ne pas mettre entre les mains d'enfants de moins de 13 ans...). Et votre libraire tel Nostradamus, monte sur sa table et hargue la foule en disant: attention, dans quelques temps, vous verrez!!!, oui, vous verrez!!!! on ne parlera plus que de cela...
Et ce moment s'approche à grand pas. Une première vague s'approche le 5 mai avec la sortie du tome 3, intitulé: La révolte...
Mais, l'adaptation en film pour mars prochain risque d'amener un autre lectorat, bien plus nombreux. Cette vague là, le libraire toujours sur sa table vous l'affirme....Twilight, en comparaison n'était rien. La saga de Stephenie Meyer, quelles que soient ses qualités, attirait un lectorat essentiellement feminin. Ici , nous sommes plutôt de l'ordre du Harry Potter.
Pour rapprocher les choses, on peut dire que l'on est un peu au moment de la sortie du tome 4 de Harry Potter; lorsque le phénomène commençait à être connu, juste un peu avant la sortie du film qui a fait exploser la pottermania. Le seul hic, le tome 3 clos la saga. Qu'en sera t'il vraiment ici, seul le futur pourra nous le dire.
Que dire donc de ce tome 3, sinon qu'il s'en passe des choses : De l'action, du suspsens, des réponses. Et il y en avait à la fin de ce tome 2 qui se terminait sur un sommet narratif au suspens incroyable...Le tome 3; s'appelle la révolte ( Mokinjay en V.O) , il aurait pu s'appeller la guerre. Les premières pages défilent, vous les avallez pris par l'émotion et vous retrouvez dans une scène d'action spectaculaire qui vous laisse sur les fesses...Voila c'est ça Hunger games.
APRES HARRY POTTER
APRES TWILIGHT,
VOICI
HUNGER GAMES
Reveillé
Elle m'a retenu en chantant,
De l'autre côté des brumes du songe
De ce rêve ou je m'enlisait.
Elle a dit ces mots,
Ceux qui sont allé toucher mon coeur.
Elle m'a carressé la joue,
Elle a pleuré, questionné, s'est effondrée.
Moi je n'était pas là,
Pour prendre dans mes bras ses peurs,
Ses angoisses et le Vide...
Souvent, elle a serré ma main,
Attendu, espéré, prié...
Maintenant, moi je sais tout ça,
Je glisse mon amour dans chaque regard,
Avant chaque porte fermée,
L'ampoule qui s'éteint le soir.
Je suis celui qui dors dans ses bras
Je l'aime et pour toujours,
Je serais celui qu'elle a réveillé.
Blast T 2
En ce jour où l'on a dù dormir une heure de moins, une bonne nouvelle: Manu Larcenet annonce la sortie du T2 de Blast pour le 8 avril.
Conseils de libraires....
Les grandes lectures ont toutes une histoire. c'est souvent un ami, une collègue ou un parent qui a lâché au hasard d'une converssation un nom d'auteur ou un titre. Maintenant aussi, il y a facebook, plateforme revée pour ce genre d'échanges, pour peu que l'on soit attentif au flot d'informations qui circulent. J'ai donc faillit passer à coté des "Monstres de Templeton", de Lauren Groff.
Aout 2008, premier ratage, la parution chez Plon m'est passée complètement au dessus de la tête ; tout comme l'année dernière la version poche chez 10/18. C'est seulement la semaine dernière, le poste de Guixx....Sa critique( ici ) m'a donné envie de me pencher sur ce texte. Grand bien m'en prit.
Les monstres de Templeton est d'abord un livre objet où s'éparpillent arbres généalogiques, photos et lettres. la couverture des éditions Plon est très belle. une fois les premiers mots lus.....
" Le jour où je revins à Templeton, en pleine disgrâce, le cadavre d'un monstre mesurant près de seize mètres émergea à la surface du lac Glimmerglass. C'était par l'une de ces étranges aurores mauves qui colorent juillet, ici, quand un épais manteau de brouillard vient draper le creux des collines, au point que même le chant des oiseaux se fait timoré, ne sachant s'il fait jour ou nuit..."
...s'ensuivirent plusieurs heures pendant lesquelles mon quotidien se mela à celui de la bourgade de Templeton. " Les monstres", racontent la quète d'identité de willie. Alors qu'elle retrouve la maison de son enfance, sa mère lui révele que contrairement à ce qu'elle lui a toujours dit, son père est bien un des habitants du village.
Ici, les monstres sont symboliques et l'histoire brasse deux cent ans d'histoire au travers de récits et de lettres, chaqu'un dans un style différent.
Ce livre ne laisse pas indifférent et mérite une plus grande reconnaissance. Curieux, j'ai surfé sur la blogosphère. "Les monstres de Templeton" est peu référencé, mais les critiques sont unanimes . ceux qui l'on lu en gardent une même impression d'un moment particulier. D'une bulle de lecture dans leur quotidien...Alors, vous savez ce qu'il vous reste à faire...
La marche de Mina
La marche de Mina: Yoko Ogawa. Actes sud
Grand coup de coeur de ce début d'année,
"Lamarche de Mina m'a fait l'effet d'une bouffée d'air frais, d'une porte ouverte sur le jardin de notre enfance. J'ai rarement lu un livre qui m'aura tant touché de la première à la dernière ligne. Dès le premier chapitre deja, le style est là, les mots choisis avec soin.
On y fait la connaissance de Tomoko. De son landeau de bébé au porte bagage du vélo de son père. Il m'avait dit, ne me lache pas....Et finalement c'est lui qui est emporté par un accident.
Toujours optimiste le recit se pousuit dans le train qui emmène Tomoko chez son oncle. Dès lors, c'est dans une véritable famille de papier que nous, petits lecteurs allons être immergés. Nous allons faire connaissance avec l'Oncle, la Tante , avec Grand mère Rosa, Mina, Madame Yoneda, Mr Kobayashi et bien sur Pochiko, l'hyppopotame. Tous ces personnages merveilleux que vous allez apprendre à connaitre.
La fameuse Mina, la cousine de Tomoko, est une petite fille faible et qui se rend à l'école à dos de Pochiko; qui colletionne les boites d'allumettes et qui écrit une histoire à propose de chacune d'elles.
Dans cette maison extraordinaire, Tomoko va vivre une année. Une année pleine de tendresse et de surprises.
Extraits:
« Je n’oublierai jamais la maison d’Ashiya dans laquelle j’ai vécu entre 1972 et 1973. L’ombre du porche d’entrée en forme d’arche, les murs crème qui se fondaient dans le vert de la montagne, les pampres de la rambarde de la véranda, les deux tourelles à fenêtres ornementées. Cela, c’est pour l’aspect extérieur bien sûr, mais l’odeur de chacune des dix-sept pièces, leur luminosité, et jusqu’à la sensation froide des poignées de porte au creux de la main, tout est resté gravé en mon cœur. »
« Comparée à ma vie avec ma mère, seules toutes les deux dans notre petite maison, l’atmosphère était quelque peu différente, et c’est pourquoi je me suis dit que quelqu’un d’aussi perdu que moi pourrait y trouver sa place. »
Eragon; du nouveau...
Aujourd'hui, les nouvelles s'accelèrent concernant la trilogie de l'Heritage.
- Le troisième tome sort aujourd'hui en librairie.
- Concernant le tome 4, Christopher Paolini vient de donner la date définitive. Ce sera le 8 novembre prochain. Nous n'avons pas la date française.
- La couverture sera celle ci dessus. Le titre sera donc: Inheritance.
Bayard propose un concours pour gagner des exemplaires du tome 3 en poche. Sur le site de Bayard ou ici...
L'enfant rien
Ce soir, vous irez vous coucher en pensant à Adrien. Adrien est un jeune garçon qui vit avec sa mère et sa soeur. Il ne sait pas qui est son père et voudrait bien l'amour de celui de sa soeur. Triste et abandonné, il cherche à découvrir qui il est. Pour cela, il aimerait bien ouvrir la petite boite rouge cachée hors de sa portée. Renverssée par une voiture ; sa mère entre la vie et la mort, Adrien va devoir s'adapter à sa nouvelle famille.
C'est une histoire très touchante que nous propose Nathalie Hug, pour un roman qui ne ressemble à aucun de ses precedents. Habituée aux romans policiers, telle la trilogie dont "Prédation" est le premier volet, elle a écrit cette fois seule. Elle nous offre un petit bijou, une réflexion sur l'Identitée. En lâchant ce livre, les dernières pages notamment, j'ai vraiment hâte de lire son prochain...
Un plaidoyer pour Bemelmans
Il n'y a qu'à voir les ventes des albums de M. Sasek, pouer se rendre compte que les albums des années 30 et 60 ont la côte. Un design un peu retro ; des villes phantasmées . Les nouveaux designers s'inspirent allègrement en ce moment de ces dessins simples aux formes très graphiques. Mes recherches en librairie d'occasion m'ont amenées à découvrir de petites perles non réeditées qui meriteraient de retrouver le format "album". Il y aurait par exemple, l'oeuvre de Ludwig Bemelmans. A l'heure ou Ungerer et Sasek sont à la fête en librairie ( Paris), (Adelaide, Crictor), je lance un appel de détresse, éditeurs, ressortez les albums de Madeleine.
Albums de T. Ungerer
Si pour nous petits français, ces albums ne nous parlent pas specialement, les americains en sont friands, et c'est mon experience de libraire qui m'a fait m'y interesser ; curieux de voir ce dont on me parlait. Madeleine chez eux est aussi connue que "Le petit Nicolas", chez nous, ou encore Babar.
Illustrations de M. Sasek
Qui est donc Ludwig Bemelmans? Sa biographie nous révèle qu'il est né en 1898 dans le Tyrol autrichien, aujourd'hui, Italien. Après avoir émigr aux états unis, où il prend la nationalité américaine en 1918, il devient dessinateur de presse et crée le personnage de Madeleine en 1939. Illustrateur au Newyorker, il reçoit en 1954 la medaille Caldecott et la serie des Madeleine connaît un succès international. Ludwig Bemelmans est mort en 1962.
Albums de Ludwig Bemelmans
disponibles en lutin poche: Madeleine, le noel de Madeleine et le sauvetage de Madeleine...
Madeleine est une petite fille qui habite la pension de miss Clavel en plein coeur de Paris. Les albums commencent toujours ainsi:
" Dans une vieille maison parisienne
Qu'une vigne vierge couvrait sans peine
Vivaient douze petites filles,
Toujours en rang, toujours gentilles.
Chaque matin à neuf heures pile,
Elles s'en allaient d'un pas tranquille
Sous le soleil ou sous la bruine,
La plus petite s'appelait Madeline..."
Alors Quid aujourd'hui de ces albums. J'ai pu trouver dans un bac d'un éditeur d'occasion un premier joyau: Madeline et le chenapan....Editions Circonflexe. Mes recherches sur le net mon permis de voir qu'il n'était plus édité, ce qui est bien dommage. En revanche, l'école des loisirs détient les droits d'autres aventures de Madeleine, que l'éditeur continue à éditer, mais dans sa collection, "Lutin poche" de manière anecdotique. Les dessins rendent moins bien en petit, bien entendu. Disposant des droits, je m'étonne... La demande est là; le moment serait approprié.
Alors que les petits americains ont eut droit à de magnifiques éditions l'an dernier afin de célébrer les 70 ans du personnage, nous, n'avons même pas entendus parler de Madeleine. La librairie WH Smith présente le premier Album de Madeline en tête de gondole...
Le japon à l'honneur
Je pointe aujourd'hui les projecteurs de mon modeste blog sur un petit roman japonais magnifique. Petit, car il se mettra dans votre poche, et par son prix, voici " Un cri d'amour au centre du monde", un livre à la couverture magnifique de Kyoichi Katayama, et au contenu tout aussi fantastique, une perle vous-dis-je!!!
C'est l'histoire de Sakutaro et d'Aki, une histoire d' Amour avec un gand A; une histoire intemporelle. Celle d'une amitié qui devient Amour, c'est l'histoire de la vie... de la mort et de la mémoire.
Qu'advient-il de l'amour quand l'être aimé disparaît ? Sakutaro et Aki se rencontrent au collège dans une ville provinciale du Japon. Leur relation évolue de l'amitié à l'amour lorsqu'ils se retrouvent ensemble au lycée. En classe de première, Aki tombe malade. Atteinte de leucémie, elle sera emportée en quelques semaines. Sakutaro se souvient de leur premier baiser, de leurs rendez-vous amoureux, du pèlerinage en Australie entrepris en sa mémoire. Quel sens donner à sa souffrance ? Comment pourrait-il aimer à nouveau ? Pour surmonter son deuil et son sentiment de révolte, Sakutaro trouvera appui auprès de son grand-père, qui a traversé une épreuve similaire et l'aidera à reprendre goût à la vie. A la fois puissant et pudique, chef-d'œuvre de poésie et de sensibilité, le roman de Kyoichi Katayama a bénéficié dès sa parution d'un extraordinaire bouche-à-oreille. Un cri d'amour au centre du monde est devenu au Japon un véritable phénomène de société. Adapté au cinéma, illustré sous forme de manga, il a été vendu à près de 3 500 000 exemplaires. Le plus grand best-seller japonais de tous les temps
un des rares livres auquel je mettrais ****** étoiles
Retour en littérature!!
Aujourd'hui, je reviens vers vous avec une série de romans, parus chez actes sud et qui ne sont rien de moins qu'une révéllation. La série en question s'appelle: Le poids des secrets de Aki Shimazaki. Son auteur est une japonaise vivant au canada et écrivant français. En cinq livres qui sont cinq histoires dans l'Histoire, Aki Shimazaki reviens sur le destin d'une famille et ses secrets. La structure de l'histoire est particulièrement recherchée. Chaque voix ( chaque livre est centré sur un personnage) vient ajouter à ce que l'on sait deja et, tel le pinceau d'un peintre vient apporter une nouvelle touche à l'ensemble. Le premier tome tsubaki ( camélia), vient donner la base de l'histoire àlaquelle viendront se greffer les autres. Il vaut le tour à lui seul. Poesie, reflexion, secrets, mensonges, tromperies, ce roman ne ressemble aucun autre.
"Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d'abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d'une vie familiale marquée par les mensonges d'un père qui l'ont poussée à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n'échappe à son destin."
19/20
Le japon pour les jeunes lecteurs
COUP DE COEUR 8 - 10 ANS
Jade et le royaume magique
Marc Cantin/Isabel & Caroline piochon
Tome 1- Les Nodjis font la loi
Tome 2- Doki contre-attaque
Tome 3- Le torrent mysterieux ( à paraitre )
Editions castor Poche Cadet - 5, 95 euros
Serie "coup de coeur", pour les fans de Miyazaki et du Japon en géneral. Jade à 10 ans et quitte la France avec toute sa famille recomposée. Dans la campagne japonaise, Jade va rencontrer Akihiro le Tanuki, le gardien du Mt Myoko. Il va donner à Jade la mission de veiller à sa place sur les Yokai, les créatures de la forêt. Dans sa première aventure, Jade fera connaissance avec les Nodjis et les Jodis, deux espèces de créatures très différentes; les unes ne pensant qu'à faire la fête, les autres qu'à travailler. Jade devra user de diplomatie pour empécher une guerre entre les deux communautés.
Dans, "Doki contre attaque", jade devra aller au secours d'un petit Dieu, "Doki", qui sème le trouble dans un petit village de pecheur. A cette occasion,on apprendra à faire plus ample connaissance avec, Zaka, le demi frère de Jade.
A n'en pas douter, cette serie atteindra son public. Les illustrations sont enchanteuses et la cible visée, les enfants de 8 ans, suivrons avec plaisir Jade dans ses aventures originales et magiques. A noter le petit plus de la série, des histoires utiles à l'enfant et qui laissent place à la morale. Le tome 1, permet à l'enfant de reflechir sur la notion de partage. La seconde aborde quand à elle le thème de l'apparence.





















































